Préparer son e-liquide DIY

E-liquide DIY : les conseils des pros

Le fait-maison ou DIY (Do It Yourself) est une tendance qui touche aussi les e-liquides. En effet, de plus en plus de vapoteurs préfèrent aujourd’hui préparer eux-mêmes leurs liquides pour cigarettes électroniques afin de réduire leurs dépenses. La technique est efficace, financièrement parlant, mais en termes de composition, voici quelques rappels à l’ordre pour ne pas faire n’importe quoi.

Qu’est-ce qu’un e-liquide DIY ?

Pour vapoter, vous avez besoin de liquide pour produire de la vapeur. Lorsque vous achetez un kit cigarette electronique à inhalation indirect, un flacon de liquide est généralement fourni avec. Il ne vous reste plus qu’à remplir le réservoir et à commencer à vapoter. Mais lorsque le flacon se vide, que devez-vous faire ? Soit vous achetez un nouveau flacon d’e-liquide, soit vous en préparez vous-même à la maison. C’est ce dernier qu’on appelle e-liquide DIY.

Attention toutefois, si vous n’avez commencé à vapoter que tout récemment, mieux vaut attendre d’avoir quelques expériences en matière de vape pour en concocter chez vous. Il faut effectivement un peu de savoir-faire pour arriver à bien doser les ingrédients nécessaires surtout la teneur en nicotine. Dans le cas où vous vous sentez prêt à en préparer, voici quelques conseils pour ne pas vous mettre en danger inutilement.

Connaître les bases des e-liquides

Avant toute chose, gardez en tête que l’e-liquide se compose de :

  • Propylène glycol ou PG
  • Glycérine végétale ou VG
  • Arôme
  • Nicotine

A ces composants, il est possible d’ajouter un peu d’eau, de l’alcool et parfois des additifs. Ces derniers sont toutefois facultatifs ainsi que la nicotine.

Savoir doser les ingrédients

Il existe des règles et des formules pour doser les différentes substances à utiliser.

  • La base : PG + VG

En ce qui concerne le PG et la VG, ils forment ce qu’on appelle base des e-liquides. Leurs effets sont complémentaires. Alors que le PG relève la saveur des arômes utilisés et génère le hit recherché par certains vapoteurs, la VG permet d’alléger la saveur et d’obtenir une grosse quantité de vapeur. Dans un flacon de liquide, la base représente environ 80 % du contenu. La teneur des deux produits n’est pas forcement la même puisqu’il est possible devoir un taux de PG plus élevé ou vice-versa.

Idéalement, on gardera un certain équilibre (50- 50). On évitera surtout d’avoir un taux très élevé de PG, car cela peut engendrer des irritations au niveau de la gorge dues à un hit plus puissant.

Et lorsque c’est la teneur en VG qui prime, comme c’est le cas des e-liquides High VG, voire du Full VG (100 % VG), on obtiendra une grosse quantité de vapeur. Les amateurs de cloud chasing affectionnent ce genre de liquide, mais attention, grosse quantité de vapeur signifie aussi grosse consommation de liquide ce qui peut s’avérer dangereux pour votre sante (et pour votre portefeuille). Dans la mesure où les effets à long terme du vapotage sont encore inconnus, les autorités sanitaires recommandent la prudence et d’éviter les abus.

  • L’arôme :

Une fois la base choisie pour votre e-liquide fait-maison, vous devez maintenant choisir l’arôme auquel vous souhaitez goûter. Il faut regarder dans la catégorie des arômes concentrés. Vous y trouverez un large choix dont des flacons mono-arômes et des flacons proposant des cocktails.

Il est préférable de choisir des flacons mono-arômes, car les mélanges peuvent être dangereux à cause des réactions chimiques que certains parfums peuvent générer sous l’effet de l’évaporation ou en étant mélangé à d’autres substances comme la nicotine.

Aussi, les autorités sanitaires conseillent d’éviter certains parfums qu’elles jugent plus dangereux que d’autres. Parmi eux, elles pointent du doigt les arômes de fraise et de cerise qui peuvent, selon elles, libérer du benzaldéhyde. Les personnes souffrant de problèmes respiratoires peuvent immédiatement ressentir une gêne à cause de ce produit. Il y a également le parfum vanille qui peut libérer de la vanilline et la cannelle qui peut libérer du cinnamaldehyde.

  • La nicotine :

La nicotine est issue des feuilles de tabac. Auprès des fumeurs, elle est responsable de la dépendance. Le fait d’en vapoter n’expose-t-il pas à ce même danger ?

La réponse est oui. Toutefois, les risques de dépendance à la nicotine résultant de la vape sont minimes. Non seulement, la dose de nicotine autorisée dans les e-liquides est limitée à 20 mg/ml, mais l’absence de combustion génère aussi une absorption lente de la substance par l’organisme.

Lorsque vous préparez votre e-liquide fait-maison, il est donc essentiel de respecter cette dose maximale. Aussi, comme il est conseillé de choisir la dose de nicotine en fonction de son niveau de dépendance, tâchez de bien calculer le nombre de boosters à utiliser dans la quantité de base dont vous disposez. Le calcul peut s’avérer compliqué au début, mais une fois que vous vous serez habitué, ce sera un jeu d’enfant.

En ce qui concerne les autres éléments, il est recommandé d’éviter les additifs et l’alcool est limité à 1%.