yannick dacheville à la plage avec sa femme

Yannick Dacheville montre comment se comporter en cas de tempête en pleine mer

Est-ce que quelqu’un qui va en mer doit avoir peur de l’eau ? Absolument pas, et personne ne doit dire le contraire. Tout bateau en balade ou en croisière qui craint la tempête n’est vraiment pas construit pour voyager en mer. Les orages en mer font partie des éventualités, ils sont très souvent accompagnés de foudre et de vent violent.

C’est au marin de prendre particulièrement des précautions pendant la navigation, au mouillage ou au port afin d’éviter les conséquences dommageables de la tempête, conseille Yannick Dacheville.

Les conseils de Yannick Dacheville en cas de tempête en mer

La foudre en bateau provoque toujours une panique. Elle est un des incidents récurrents et redoutés par les marins pendant la navigation. Cela peut conduire rapidement au naufrage en cas panique et de non-maitrise de soi.La foudre sur le navire peut occasionner aussi bien l’incendie que l’électrocution de l’équipage à bord.

Les effets incontrôlables de la foudre peuvent être limités en écoulant son courant vers l’eau. Cela consiste à lui offrir le moins de résistance possible. Cette solution est efficace pour réduire les échauffements capables de provoquer l’incendie, selon l’avis de Yannick Dacheville (Suivez ce lien pour le connaitre davantage).

Il ne faut pas oublier que le dommage ou éclatement de pièces engendré lors de l’écoulement du courant peut provoquer la voie d’eau.

Le mât des voiliers étant un point privilégié pour la capture de la foudre, de nombreuses technologies de construction sont à distinguer :

• Pour les bateaux en bois ayant un mât en bois : le risque est minime, sauf quand le navire est mouillé surtout en cas de mauvais temps, le mât se comporte comme un conducteur de courant.
• Bateaux dont les coques sont en résine plastique ou dérivé et mât métallique : ce dernier matériel sert de paratonnerre, mais il faut faire attention parce que la coque n’est pas un isolant donc pas protégée. En plus, la distance variable entre le pont et l’eau est un milieu souvent trempé ou même submergé.
• La coque et le mât sont faits à partir de carbone, un matériau conducteur potentiel.

Il faut également considérer le gréement composé de haubans et étais en métalliques dirigés vers le sommet du mât, cela est nécessaire pour se protéger contre la foudre en cas de tempête en pleine mer.

En effet, le courant de foudre peut passer par ces éléments pour atteindre l’équipage en manœuvre.

Une des idées est de vous blinder en conséquence, cela consiste à protéger le pied de mât à la chaîne du mouillage en l’engageant avec les haubans. L’autre extrémité est abandonnée dans l’eau pour y dévier les effets de foudre.

Vous avez aussi la possibilité de disposer d’une plaque métallique sous le pied du mât à connecter électriquement, à l’aide de câble ou tresse épaisse, à un boulon de quille. Cette interconnexion se fait nécessairement avec les haubans pour atteindre les effets escomptés.

Ces solutions pour évacuer le courant de foudre vers l’eau ne sont pas à 100% efficaces puisqu’elles ne l’empêchent pas de conduire le mât. Les risques sont donc permanents en cas de foudre. Si ces mesures permettent au gréement d’éviter l’incendie, elles peuvent aussi être lourdes de conséquence pour la navigation.

Pour voir le parcours de Yannick Dacheville, cliquer ici

Voici une autre solution qui n’est pas forcément la meilleure, mais qui est utile pour lutter contre les conséquences de la foudre en cas de tempête en mer. Il s’agit de positionner une pointe de paratonnerre simple au sommet de mât pour protéger les capteurs des instruments de navigation que sont la girouette, l’antenne GPS et VHF et autres.

Cette pointe doit être reliée à un boulon de quille au moyen d’une tresse métallique à l’intérieur du mât si possible. Cette option n’est souvent appliquée que dans les bateaux à voile. Une partie de la quille directement en contact avec l’eau lui permet de se comporter comme un isolant grâce aux couches superposées de produit de carénage.

La protection contre la foudre

Selon Yannick Dacheville, le bateau en navigation ou au mouillage est à distinguer au navire amarré au port parce que la chance de foudroiement par le mât n’est pas la même. Elle est plus faible selon que le bateau se trouve au milieu d’autres embarcations avec des immeubles ou du relief.

Autrement la liaison électrique entre le bateau et les installations électriques du port constitue la principale cause de risque de foudre lors des tempêtes en pleine navigation sur la mer. C’est pourquoi il faut revoir le raccordement, la source d’alimentation qui permet l’usage du matériel électrique à bord et utiliser l’énergie des batteries en lieu et place.

Au lieu d’équiper seulement les bornes de protections différentielles intégrées pour sécuriser l’équipage contre les contacts électriques, il faut prévoir un système de protection contre la foudre ou les surtensions. Le chargeur de batterie embarqué étant le plus souvent visé par foudre, un parafoudre serait convenable pour le protéger efficacement.

Vous pouvez désormais écarter l’impact direct des éclairs sur le bateau. Cela est possible grâce à l’apparition de matériel électroniques de navigation de plus en plus sophistiqués et performants tels que le sonar, GPS, pilote automatique et autres. Ces éléments ont la capacité de déterminer les surtensions générées par un coup de foudre même venant de loin. Grâce à des plaques en contact directe avec l’eau, il y existe des installations de radio marine (BLU) pour jouer pleinement ce rôle.

Cette installation dispose d’un inverseur qui relie directement l’antenne aux plaques. Ce lien ne transite pas forcement par les matériels de protection contre la foudre et ses conséquences. Dans tous les cas, toutes ses mesures de prudence convergent vers le bon réflexe.

En pleine tempête, les règles de bon réflexe sur un bateau sont les suivantes :

Eviter de sortir pendant la tempête, bien examiner la météo locale avant tout départ en mer grâce aux nombreuses possibilités en temps réel comme Internet, répondeur téléphonique, météofrance ou encore la capitainerie.

Savoir que pendant la navigation, il n’y a pas d’équipement spécial de protection du navire. Il faut adopter spontanément la solution temporaire qui a pour but d’enrouler la chaîne au pied du mât. Elle consiste à l’abandonner plongée dans l’eau en limitant l’allure du bateau. Dans l’application il faut nécessairement un morceau de chaîne supplémentaire de quelques mètres pour économiser le mouillage qui peut d’ailleurs être utile à quelque chose. La connexion avec les haubans en est une des meilleures solutions.

Prévoir d’installer des parafoudres sur les circuits électriques du bateau précisément à l’entrée si cela n’a pas été fait lors de la construction du navire. Il faut penser aux descentes d’antennes et des capteurs au sommet de mât.

Ce qu’il faut faire pour ne pas sombrer dans la tempête

Pendant une balade ou croisière en mer, il est de devoir des marins de garantir la sécurité de l’équipage et des matelots du bateau. Quelles que soit les circonstances, ils doivent démontrer qu’ils sont bien maître du navire. Ceci étant, il faut impérativement tenir le cap, même face à une violente tempête menaçant d’engloutir le bateau.

Tenir le cap est plus essentiel pour atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés, nous explique Yannick Dacheville sur son site. C’est pourquoi il faut miser sur la pertinence des moyens de toutes natures pouvant vous permettre de mettre en œuvre ce projet de voyage en mer. Pour être efficace donc, il faut d’abord savoir localiser où vous êtes et où vous projetez vous rendre, sinon il vous sera bien difficile de choisir ce dont vous avez besoin et ce qui vous sera profitable. Vous vous exposez alors aux dangers climatiques en étant dans une embarcation.

Ainsi vous devez tenir compte de la configuration de votre bateau, des caractéristiques des vagues et du vent pour mettre en place une stratégie puissante afin de contourner ou d’affronter les obstacles liées aux conditions météorologiques. Soyez convaincu qu’il est quasi impossible de fuir la tempête en pleine mer et c’est pour cela que vous ne devez pas vous laisser surprendre. Il faut vous armer pour l’aborder frontalement. Il n’y a pas de fatalité, dites-vous cela pour éviter d’être une proie généreuse et développer votre sens d’anticipation.

Vous devez savoir anticiper et réagir au moment opportun. Pour cela, essayez de naviguer dans des eaux agitées pour ménager détermination et habileté en attendant la grande tempête. Ces choix volontaires de navigation vous permettent de faire des détours, compromis et même des prises de distance. Vous vous préparez à ne plus croiser les mouvements de la mer, mais à vous laisser guider par eux.

Ces vagues d’une certaine violence vous empêchent toute autre forme de manœuvre et elles vous aguerrissent lorsque vous allez rencontrer la tempête.

Normalement, tout constructeur de bateau prévoit toujours un accastillage prêt à affronter d’éventuelles tempêtes lors de ses déplacements en mer. Ce sens développé d’anticipation est le professionnalisme des bâtisseurs des embarcations.

La météo est un élément essentiellement important dans la fonction d’un marin. Il doit la consulter régulièrement avant tout départ sur l’eau, cela lui évite de se laisser surprendre par la dépression climatique.

Mais après tout, il faut penser à limiter les dégâts afin de réduire les factures liées aux réparations et renforts nécessaires. Pour ce faire, adapter la navigation aux conditions climatiques serait une idée parfaite. Par ailleurs, il faut rapidement faire les préparations lorsque les pannes apparaissent, par exemple, boucher les voies d’eau en cas d’apparition. Il faut prévoir du matériel de sauvetage fiable et sécurisé et en disposer pour tout l’équipage ainsi que les passagers à bord.

En cas d’avarie grave, les passagers ainsi que les membres de l’équipage doivent absolument disposer d’un matériel de sauvetage fiable. Parfois les tempêtes traversées par les navigateurs se multiplient, ce qui ne permet plus de savoir quand ils en sont rentrés et quand ils sortiront. Certains plaisanciers comme Yannick Dacheville tentent de partager leur vision, parfois optimiste, à grands efforts, de relevés et de cartes. Face à cette réalité, le chef doit mobiliser un équipage ainsi qu’un équipement de haute tenue. Il est important de ne pas omettre que sortir d’une tornade en étant sain et sauf est parfois le fait du hasard ou d’un miracle. Cette affirmation ne vise pas à décevoir certains équipages en mal de croyance. Ainsi, il est toujours important de célébrer dignement ce que plusieurs férus de voile appellent des « victoires maritimes ». Il ne faut surtout pas oublier les raisons afin de les exploiter au mieux au profit d’un futur probable. Il est à envisager des escales régulières dans des ports aux eaux calmes. Ces pauses permettent à l’équipage ainsi qu’au matériel de pouvoir renouer avec les conditions régénératrices et de vie. Le ressourcement consiste à savoir rompre régulièrement avec la violence des situations rencontrées et le rythme effréné grâce à un changement radical dans ses habitudes journalières. Qu’il s’agisse de relations, d’activités, d’alimentation, de repos et de lieu d’existence, c’est ce que les plaisanciers caractérisent de vacances. Leur durée importe peu, mais l’intensité du plaisir et la qualité qu’elles procurent sont essentielles.

En cas de perdition lors d’une intempérie, le premier réflexe est d’appeler à l’aide. Cela relève du bon sens hors toute tentative de vouloir s’en sortir seuls, car tout peut être fatal. Il faut avoir les coordonnées du Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) avant de prendre le large. La Commission des Chefs des Services Financiers (CCSF), le Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (CODEFI) et la Comité Départemental d’Examen des Problèmes de Financement des Entreprises (CIRI) peut être aussi contactés.

La meilleure tactique pour échapper à la tempête est de ne pas se laisser se faire prendre.

Pour se faire, il faut éviter les saisons périlleuses, les régions réputées dangereuses, choisir les routes recommandées, éviter les mers risquées dans certaines conditions météo. Yannick Dacheville recommande également d’éviter les endroits qui peuvent devenir impraticables par vent fort contre-courant ou par vent fort. Les ports au sein desquels les navires ne peuvent pas entrer dans toutes les conditions sont aussi à prohiber. Vu que les bulletins météo peuvent parfois se tromper, il est primordial de les recevoir en haute mer par téléphonie satellite ou par BLU. Quelle que soit la tactique utilisée, il est important de toujours vérifier régulièrement sa position.